22 juillet 2014

Adjim Danngar // explorations dessinées

Adjim Danngar, caricaturiste de presse et bédéiste, est venu en résidence à la Cartonnerie pendant deux semaines. Il a exploré différents dispositifs et surtout nous a questionné, épié et observé en bon journaliste ! Il nous a d'abord croqués dans tous les sens ! Il faut dire qu'il s'est passé pas mal de chose dans la bouillonnante Cartonnerie ces dernières semaines. Voici quelques planches de son reportage dessiné...
 Ensuite, lors des guinguettes, avec son nouvel acolyte Hervé à l'agence de presse poétique, il a fait vivre un sondage hors norme. C'est à popito, personnage en gestation dans la tête d'Addjim depuis un moment,  que les passants confiaient quelques mots de la ville de Saint-Étienne. Des définitions ultra elliptiques... Adjim a été curieux de ses réponses parfois surprenante. "L'eau" a particulièrment attiré son attention... Mais où est elle ?
Ces mots donneront lieu à des histoires, ou des vignettes, qui reviendront à la Cartonnerie cet automne en grands formats... autre tentative pour Adjim, faire vivre ses BD dans les espaces publics ! Suite au prochain épisode.
Popito est retourné à Paris et a même fait sourire les contrôleur du RER C qui se sont prêtés au jeu de la définition de Saint-Etienne. On a hâte d'avoir les résultats !
Adjim nous a présenté son travail, lors d'un bistro du jeudi. Son histoire aussi, sa fuite du Tchad menacé de mort alors qu'il produisait des dessins de presse critiques, son arrivée en France et sa démarche éprouvante de demandeur d'asile politique, le milieu des journalistes caricaturistes de presse, sa vie tumultueuse de bdéiste et ses projets multiples, ses voyages à travers l'afrique, l'amérique, la France, ses créations multiples ! C'était riche ! Merci encore Adjim pour ces beaux croisements et échanges et à bientôt pour de nouvelles aventures ! 

14 juillet 2014

SAINTÉ ITINÉRAIRES CROISÉS // Résidence de Victor Lévy à Saint-Etienne

Victor Lévy, architecte, enseignant à l'université de La Cambre à Bruxelles, et fidèle complice est venu en résidence à la Cartonnerie quelques jours afin de nous apporter son regard sur les commerces de cette ville qu'il connaît très peu.
Il est parti sillonné la ville en vélo, avec une carte pour se repérer et sans idées préconçues sur la ville... Une dérive riche de rencontres et portraits éclectiques des commerçants stéphanois.

Il distingue rapidement deux formes de commerces : les anciens commerces qui sont en train de disparaître, et se maintiennent tant bien que mal, et des nouvelles formes de commerces, entre activité et fabrication. Il constate aussi que les commerçants et artisans ne se connaissent pas du tout entre eux et qu'il serait intéressant de réaliser un vrai travail de lien entre toutes ses personnes pour repenser l'activité de ces commerces, créer des passerelles.

La question qui revient au fil des rencontres c'est "comment ses boutiques tiennent-elles et vont-elles tenir à Saint-Étienne?".
Déjà à travers ces échanges, il dresse les enjeux à l'échelle urbaine : il se rend compte qu'il y a encore quelques années, toutes les personnes habitant dans la vallée de Saint-Étienne venaient faire leurs courses dans le centre-ville. Entre accès au centre-ville devenu de plus en plus difficile (avec les problèmes de circulations, les travaux interminables mais aussi la fuite des habitants dans le périurbain) et la clientèle a commencé à fréquenter les commerces plus proches de chez eux, en se ruant vers les hypercentres commerciaux de périphérie. Les commerces, perdant petit à petit leur clientèle se sont éloignés du centre-ville pour s'installer en périphérie ou ont périclités, laissant de nombreuses boutiques vacantes.
Il constate aussi qu'en France, au contraire de Bruxelles, les commerces sont surtaxés et peu protégés. Par exemple leurs baux de location augmentent régulièrement (possibilité au bout de 9 ans) ce qui n'incitent pas les commerçants à rester dans leurs locaux dans un climat commercial morose.

Le sentiment qui reste de cette première enquête est qu'il y a des boutiques très chouettes, atypiques, charmantes, des artisans qui ont des savoirs-faire précieux, mais ces personnes sont éparpillées dans la ville, ses boutiques sont isolées au milieu de boutiques vacantes, ces artisans ne communiquent pas entre eux, et rarement vers l'extérieur.

Comment faire en sorte que les boutiques restantes ne mettent pas les clés sous la porte? Comment penser une valorisation de cette identité commerciale ? Comment redonner de la vitalité à ces rues désertées? Comment accompagner l'adaptation des activités au nouveaux modes de consommation ? Comment penser l'articulation du commerce et de l’urbanisme ?

L'enquête continue...

12 juillet 2014

SAINTÉ CROISÉS // Americans at home

"Bonjour à toutes et à tous, 

Jeudi 10 juillet pour le Bistrot de la Cartonnerie nous accueillons des étudiants tout droit venus de l'Université de Tacoma, état de Washington. Depuis quelques temps, et dans le cadre de leur master d'Urban Studies ils sont en voyage d'étude dans l'Europe entière. Après être déjà passés par les Pays-Bas et la Belgique, ils posent leurs valises en ce moment à Lyon et à Saint-Étienne afin d'interroger les relations territoriales entre les deux villes. Comment cohabitent deux villes, l'une croissante et l'autre décroissante, géographiquement proches ? Quelles coopérations s'établissent entre elles ? Comment mesure-t'on la santé d'une ville ? L'économie est-elle le seul outil ? Existe-t'il des stratégies de développement alternatif pour ces villes ?


À partir de 18h30 dans les locaux de Carton Plein les étudiants nous présenteront leurs premières observations, leurs premiers ressentis ! Venez débattre avec nous !
L'équipe de Carton Plein"

LES GUINGETTES // L'été animé à Sainté


LES GUINGUETTES DE MANUFACTURE au quartier créatif manufactureCet événement fédère et réunit plusieurs associations stéphanoises, au programme ; des concerts, spectacles, jeux, coupe du monde, courts métrages, ateliers, stands pour se restaurer Zone de LIbre Partage et Objets Bricolés et Agence de presse poétique avec l'équipe de CARTON PLEIN !
>> C'est en plein air et à prix libre !

>> Le 11 juillet de 16h à 1h et le samedi 12 juillet de 16h à 3h>> Plus d'infos : ICI 
Installation de l'agence de presse poétique.
Extrait de Ville#1 du collectif X 100 définitions de la ville de Saint-Etienne dites en coeur !
 Les couturières ! ici chacun peux venir s'initier à la couture ou customiser les habits glanés au ZOB.
 Tous à la Chorale du collectif X - coeur des 100 définitions de Saint-Etienne issu du spectacle Villes#1.

8 juillet 2014

Tout le monde a le droit à la paresse !

En ce début d'été, revendiquons le droit à la paresse !
C’est les vacances, et les vacances, c'est la glandouille, le transat, les tongs, couper avec le stress, couper avec le rythme effréné pour enfin avoir le droit de prendre le temps ! Le temps d'un week-end, Carton Plein vous propose de vous détendre tous ensemble et de partager : des activités sportives et festives.

Au programme : atelier graphisme de rue sur les murs de la Cartonnerie avec Manue et son crew, mais aussi pétanque, trempette, transat, son d'ici et d'ailleurs mixé par DJ turbo boom boom (chacun apporte son vynil !)

" + Le projet
Quatre amis. Diane Bousquet, Alizée Ducarme, Timothée Gouraud et Emmanuelle Guyard. Quatre faiseurs d’images. Un camping. Du « sign-painting ».
Du participatif. Voilà à peu près le point de départ.
Le camping, c’est les vacances, la glandouille. Le pastis, le transat, les tongs.
Au delà, c’est donc partir et couper avec le quotidien. Couper avec le stress, couper avec le rythme effrenée pour enfin avoir le droit de prendre le temps.
Se poser, ralentir, flâner. Des verbes trop peu usités ? Le droit de s’arrêter ? Le devoir de s’arrêter ? «Qu’est-ce que je ferais si j’avais plus de temps libre ?»
Et si on commençait à y réfléchir tous ensemble ? 

Hobby, désir, rêve, utopie. Voilà notre envie pour ce week-end.
En toute simplicité, questionner cette réflexion, cette revendication, du droit à la paresse. Réfléchir, prendre la parole et surtout la restituer dans l’espace public.
À la manière des peintres en lettres, inscrire son mot d’ordre sur un panneau.
Entre signalétique narrative et manifestation, renouer avec le plaisir du fait-main
pour afficher en grand sa contribution.

+ Concrètement
Il s’agit donc de mener un atelier de lettrages, autant inspiré par la pancarte désuète de camping que le « sign-painting » américain. Un livre d’or géant permettra une récolte de paroles ensuite retranscrites avec vigueur sur des panneaux, simples planches de récupération.
Panneaux et modèles de lettres seront préparés par nos soins. Pour plus
de souplesse, les passants peuvent autant participer à la globalité du processus
que se contenter d’une seule des étapes, réflexion-parole ou peinture de signes.
Panneaux mais également mur. Comme point d’appel, quelques lettres peintes sur un grand mur blanc. Comme une pause au milieu des murs graffés, comme support aux panneaux et à la réflexion. Temps-libre, temps-livres, le mur de la « maison », jouxtant la bibliothèque mobile, semblerait un plan de travail idéal."


Et pour ne pas froisser Hervé et exprimer les sources Le Droit à la paresse est aussi le titre d'un ouvrage de Paul Lafargue, paru en 1880, un manifeste social qui centre son propos sur la « valeur travail » et l'idée que les hommes s'en font. Lecture d'extraits au milieu des visages concentrés par la pétanque, la peinture, ou détendus les pieds dans une petite piscine gonflable...

3 juillet 2014

SAINTÉ ITINÉRAIRES CROISÉS // Comment activer les communautés muliples de la ville ?


Sainté Itinéraires Croisés, c'est aussi l'enquête auprès des associations communautaires de Saint-Etienne. En parallèle de notre recherche sur les "bas de boutiques" vacantes et en activités révélatrices de l'identité de la ville,  nous nous intéressons à toutes ces associations culturelles foisonnantes, qu'on aperçoit au croisement des rues, ces associations dont on perçoit furtivement la présence mais qui n'ont pas beaucoup de visibilité sur l'espace public...
On s'interroge : Quelles sont leurs activités? Quels publics les fréquentent ? Combien y en a-t-il ?

On commence à enquêter, on cherche tout d'abord sur le site de la mairie de Saint-Étienne : 
"Liste des associations de Saint-Étienne" : 88 pages, une dizaine d'associations par page... Soit plus de 900 associations rien que dans notre ville ! Ah oui, quand même...!!!

Cherchant d'abord la diversité culturelle du côté de la ville de Saint-Étienne comme ville ouvrière et d’immigration, nous retenons en priorité les associations culturelles qui laissent présager d'un rapport à l'immigration et au pays d'origine...
Association culturelle portugaise, Amis du Liban, Association des ressortissants congolais de Saint-Étienne, Association France-Autriche, Franco-Espagnole, Franco-Italienne, Passerelle France Lituanie, Regards sur les Cultures d'Afrique et du Sud et tant d'autres encore... 
Saint-Etienne, ville cosmopolite !

Les adresses dans une main, une carte de Saint-Étienne dans l'autre nous sillonnons la ville à la rencontre de ses associations. Très rapidement, on se rend compte que la liste ne doit pas être mis à jour régulièrement : la plupart ont déménagés, impossible de trouver leurs boîtes aux lettres...
Certaines où le nom figure encore semblent fermées, ou aucune indication d'horaires d'ouverture n'est affichée.

Le lendemain, on tente un autre protocole : on appelle les associations afin de connaître les horaires d'ouvertures et fixer des temps de rencontre avec eux.
Première étape : trouver les numéros de téléphone où les adresses emails...Tâche facile ? Pas tant que ça.  Nous sommes assez surpris : très peu d'associations ont un site internet ou un blog, certaines ont des numéros de téléphone mais pas d'adresse mail, la plupart ont uniquement une adresse postale à la Maison des Associations, Rue André Malraux.
Nous arrivons tout de même à trouver quelques numéros de téléphones cependant la plupart des numéros ne sont plus attribués. Certains interlocuteurs répondent absents, d'autres sont en vacances pour tout l'été... Nous laissons des messages vocaux, nous envoyons des emails, en espérant qu'on nous recontactera.

Finalement, nous arrivons à prendre rendez-vous avec 3 associations que nous rencontrerons la semaine prochaine, c'est un bon début ! Nous avions aussi des liens avec l'association Mahoraise, très active et du coup assez visible à Saint-Étienne, nous avons aussi rencontré la communauté chilienne plus informelle. Nous allons essayer de reprendre contact !

Ces premières recherches nous posent tout de même des questionnements. Un foisonnement d'associations culturelles et communautaires, mais beaucoup de difficultés à entrer en contact avec elles... Pas d'informations disponibles sur leurs activités, leurs projets, leurs horaires d'ouverture... 


Notre curiosité s’aiguise : qui fréquentent ces associations ? qui sont ses adhérents ? et surtout comment ces associations font-elles pour se faire connaître, faire parler d'elle ? Le bouche à oreille aurait-il une importance beaucoup plus grande les grands réseaux internet ? Pourquoi ces assiations sont elles si peu visibles ? Ont-elles envie de se faire voir et reconnaitre sur l'espace public ? En ont-elles les moyens ? Est-ce un choix volontaire ? Cela fonctionne t-il en réseau fermé ?
Notre enquête continue...!

1 juillet 2014

SAINTÉ ITINÉRAIRES CROISÉS // On avance !

Le projet avance, la réflexion d’approfondie...
Les boutiques deviennent un des supports pour cerner l'identité de la ville et l'art est le moyen pour la rencontrer, la questionner, la mettre en valeur. Voici un petit aperçu d'où nous en sommes...