18 novembre 2014

CARTONNERIE - Lundi 17 novembre

Même le ciel est joli, à la Cartonnerie !


+ Reportage : jardinage

L'association Carton Plein, qui utilise le site comme espace urbain expérimental, voulait faire un coup de nettoyage aux jardins partagés pour l'hiver. et avait invité le public à participer aux travaux en fin d'après-midi : faire du jardinage, c'est agréable, même en plein mois de novembre.
Observation du site pour faire le point et préparer l'intervention des jardiniers volontaires

C'est Matthieu qui pilotait les opérations.
Le camion du jardinier
Le jardinage s'est déroulé sous la pluie, et plutôt de nuit.... on est passionné par le jardinage, ou on ne l'est pas.

Les jardiniers du lundi soir débroussaillèrent les bacs, et plantèrent quelques fleurs.


Ils ont pu identifier quelques plantes sauvages, et même une aromatique : ici, une aurone, autrement dit une Artemisia abrotanum. C'est une plante résistante et utile, peut être sera-t-il bien d'en replanter d'autres, de celles ci ou d'une famille proche ?

Une aurone.

Et ils arrachèrent les installations de l'été.

Et ils enterrèrent le malheureux chat mort, dont le cadavre trainait à la cartonnerie depuis une dizaine de jours.

Nous allons pourvoir passer un bon hiver, et le printemps sera encore mieux !

15 novembre 2014

CARTONNERIE - Week-end des 15 et 16 novembre 2014

 

+ Reportage photo : Acrobaties en Vélo

Deux personnes sont venues s'amuser à faire des cabrioles avec des BMX, et leurs chiens.



 

+ Reportage : la mort d'un chat

Depuis une semaine, le cadavre d'un chat se décompose à la Cartonnerie, à coté des passants, enfants, habitants, etc. Quelqu'un l'a déposé là, juste derrière un mur, à l'entrée, peut être par égard, de façon à ce qu'il ne se fasse pas complètement écrabouiller par les bagnoles - déjà que c'est l'une d'elles, sans doute, qui l'a tué.

Un graffeur a mis son blaze dessus. Et il reste, connu et vu de tous. Que peut-on faire, sur la mort ?

3 novembre 2014

ATLAS DES ESPACES PUBLICS - SAINT ETIENNE VILLE LABORATOIRE

Titre : ATLAS DES ESPACES PUBLICS
Sous-titre : Saint-Étienne, une ville laboratoire

Directeur d'ouvrage : Fanny HERBERT, Alissone PERDRIX, Pascale PICHON

Résumé : La ville de Saint-Étienne se dévoile comme un laboratoire vivant d’exploration des qualités d’usage des espaces publics, rue, ruelle, place, parc, square, friche, parvis, trottoir, passage, escaliers… Ce livre en décrit pas à pas les méthodes, les expérimentations et leurs résultats. En un faisceau de points de vue, les enquêteurs guident le cheminement du lecteur. Selon leur curiosité, leur étonnement ou leur connaissance singulière, selon leurs compétences disciplinaires ou d’usage, plus de cent trente étudiants, enseignants, habitants, chercheurs ou praticiens, ont prélevé dans le réel des représentations subjectives de la vie urbaine sensible. Ils relatent des expériences de promenades et décrivent des scènes ordinaires observées ou enregistrées. Les « je » et les « nous » ne figurent pas des auteurs mais procèdent d’une mise en partage et en débat dès l’énonciation puis au moment de la retranscription écrite. Le lecteur peut entrer à son tour dans l’espace de la connaissance intersubjective, soit parce qu’il est lui-même un fin connaisseur de la ville, soit au contraire parce qu’il découvre telle ou telle ressemblance ou dissemblance avec bien des caractères d’autres villes qui lui sont familières.



27 octobre 2014

CARTONNERIE - Dernier week-end octobre 2014

Des bombes de peintures décorées

+ Reportage photo : Un anniversaire

Certains avaient décidé de profiter de l'espace, et de la température style été indien sur le tard pour faire un repas d'anniversaire sur le site.


... sans doute la dernière fois de l'année que l'on peut faire de pareilles photos ici.

 

+ Reportage photo : Une répétition chorale

Et non seulement un anniversaire, mais encore une répétition de chants par une chorale, sur le thème de la Palestine !
... il se passe toujours quelque chose à la Cartonnerie, surtout quand il fait beau temps, et que c'est dimanche !

24 octobre 2014

CARTONNERIE - jeudi 23 octobre 2014

Ce jour, trois jeunes femmes se sont retrouvées à la Cartonnerie pour éclater de rire ensemble et essayer de nouveaux rouges à lèvres.

 

+ Interview : Le graffeur de "POST"

Ce jour, un graffeur est venu travailler toute la journée, faisant un "rouleau" sur toute la longueur du site, et a accepté, au cours d'une pause, un interview de votre dévoué Reporter Carton Plein.


Comment vous appelez-vous ?

- Je préfère rester discret sur mon identité ; dites que je suis juste le graffeur qui écrit "post" sur les murs.

Pourquoi faites vous cela ? Est-ce une démarche artistique ?

- Dans le milieu du graff, il y a différentes attitudes. Cela peut être une démarche artistique ; ou alors une démarche pour se montrer présent, à caractère égocentrique ; ou alors, il s'agit de se donner du plaisir par le dessin ; et de nombreuses autres.

Et vous ?

- Ma démarche est d'abord le plaisir. Plaisir de faire un beau travail, bien soigné, respectable. Être fier de son oeuvre. Et puis, artistique : je cherche d'abord l'esthétique par la forme, puis je cherche la couleur. Le contenu n'a pas d'importance, c'est juste "post", juste comme une signature.

Pourquoi venez-vous à la Cartonnerie ?

- Parce que c'est un lieu où le graff est toléré. Bien sûr je préfère graffer là où c'est interdit, dans les endroits "en vandale", mais j'aime bien venir aussi dans les endroits "en légal" où c'est permis, car je peux travailler dans la tranquilité, et ainsi donner plus de soin à mon travail. Je préfère quand il y a de l'adrénaline, de l'interdit, sur les toits par exemple, mais la Cartonnerie c'est bien aussi.

Comment faites-vous pour monter sur les toits ?

- Ça, c'est secret, je ne vous le dirai pas.   

 Avez-vous des problèmes avec la police ?

- Non, peu de problèmes. Cela donne de l'adrénaline, donc c'est bien. Je ne me suis jamais fait avoir.  Ceux qui se font avoir doivent écouter un rappel à la loi, ou une mise à l'épreuve, ou sont condamnés à faire des travaux d'intérêt général, voilà.

Comment voyez-vous vos relations avec les gens, les habitants, les pratiquants d'un lieu ?

- Ici à la Cartonnerie je n'ai pas de problèmes, je suis bien considéré. Je viens régulièrement, et les gens viennent discuter avec moi, et nous nous entendons bien, ça me plait.

Comment décrivez-vous le "graff" ? Qu'est-ce que c'est ?

- Il y en a de plusieurs sortes. Il y a les "tags", simple signature, les "graffs", des dessins avec du remplissage et des contours élaborés, des "rouleaux", ce que je fais aujourd'hui, simplement parce que on utilise un rouleau pour peindre, des "pochoirs", et des "stickers", des autocollants.

Y a-t-il des personnes qui vous inspirent ?

- Oui : il y a 1 up, et Boris. Mais ils ne sont pour moi qu'une partie des personnes respectables, qui sont très nombreuses, qui visent d'abord le plaisir, sans prise de tête, un bon travail bien fait, en dehors de toutes considérations commerciales.

Et localement, à Saint-Étienne ?

- Nous avons la chance d'être dans une ville très active et développée au niveau du graff. Il y a une micro-société du graff. Aussi je préfère ne citer personne en particulier, déjà il y en aurait beaucoup, en plus je suis heureux qu'il y ait tous, non pas un seul en particulier, aussi respectable soit-il.

Comment voyez-vous l'évolution de votre art ?

- Le plus important, c'est l'interdit. Sans interdit, il n'y aurait plus personne. C'est l'adrénaline qui vient du risque de la transgression de l'interdit qui donne le maximum de plaisir. Après, il y a le progrès dans la pratique, le plaisir de faire une belle oeuvre ; on peut faire d'importants progrès dans le "rouleau".


Avez-vous quelques chose d'autres à dire, que nous n'aurions pas abordé ?

- Oui : je remercie les personnes qui s'occupent de la Cartonnerie. C'est un lieu très motivant, à la frontière des usages d'une ville. Merci.


22 octobre 2014

CARTONNERIE - mardi 21 octobre 2014

+ Reportage : Transformations lentes, invisibles, et inutiles

La majeure partie de ce qui se passe à la Cartonnerie ne sert absolument à rien, et même ne se voit pas du tout. Mais, en tant que journaliste rigoureux, et objectif, la Rédaction Carton Plein se doit d'en rendre compte.

Commençons par la canisette, qui voit enfin pousser ses premiers pissenlits !


Si cette terre est aride, ce n'est certes pas à cause des merdes de chiens, la plupart des maîtres ignorant qu'il y a là une canisette, ou que leur chien puisse gêner quelqu'un en chiant ; c'est parce que cette terre vient d'une obscure cave. Mais voilà : après 3 mois du bon air de la Cartonnerie, la fertilisation se fait !

La canisette induit une autre transformation : sa terre s'écoule sur le site avec la pluie, répandant une teinte marron.

On la voit très bien, dans certains reflets du soleil.


Sans transition : notre petite montagne russe perd petit à petit tous ses barreaux.
On les retrouve, de temps en temps, éparpillés sur le site.

Et enfin, monsieur automne s'installe, couchant et brûlant les herbes si fières et si belles cet été.

Les humains ne s'imaginent même plus qu'il y avait dans ce rectangle des fleurs sauvages resplendissantes. Aujourd'hui, ces plantes, dites invasives, sont montées en graine, graines qui se répandent partout, partout, partout... lentement, invisiblement, inutilement.