19 décembre 2012

Parcours de jeu


Parcours de jeu continue à s'esquisser autour de la Cartonnerie. Ici sur le seuil de l'école maternelle Montaud.
"Une belle journée d’hiver, les enfants sont dans les classes, ils viennent de passer le seuil de l’école sans savoir que bientôt il ne sera plus le même. Munis de planches de cartons blancs et de gros feutres nous nous installons pour la journée. Page blanche.
À midi, les enfants sortent, les parents arrivent. Les grilles blanches se peuplent de fourmis grimpantes, de fleurs poussant dans le béton, de princesses faisant du toboggan sur des ressorts géants. Les barreaux se transforment en circuit de voiture, les fenêtres en maison de poupée. Les enfants dessinent, les parents colorient, les jeunes du lycée d’à côté se notent des petits mots. À chacun son école idéale."
Retrouvez le journal de bord des artistes en résidence.

Parcours de jeu c'est compliqué. Chaque projet, né de l'immersion sur le site, de rencontres, de questionnements individuels et collectifs fait émerger des enjeux : ici la place du seuil de l'école, là la visibilité et l'apport des structures culturelles sur l'espace public, plus loin la question de la circulation des objets dans la ville et des encombrants, celle des chantiers dans la ville... Les résidents activent des lieux, proposent des micro interventions et rencontres, petites installations poétiques qui soulèvent de nombreuses réactions en chaine. Réactions qui nous dépassent. Bip c'est la cité. Bip c'est la mairie. bip c'est l'epase. Bip c'est l'école. Bip c'est encore la mairie.... Bip bip bip... Mais qu'est ce qui se passe ? Pourquoi ces petites installations créent elles tant de remue ménage dans la ville ? Toutes ces interventions prennent place que un espace public géré par la mairie, avec des codes strictes que l'on bouscule. Ces espaces peu pensés ont des statuts privés ou publics, touche à des secteurs, services... qui répondent à des normes multiples. Ce projet plus institutionnels qui prend place dans la vraie ville, "hors de notre terrain de jeu" nous montre  quel point La Cartonnerie est un espace à part....
Certains acteurs prennent peurs, d'autres sont mal informés, quelques fois les interventions sont interprétées à l'inverse... La mairie, pour éviter le conflits internes nombreux autour du projet, nous soumet un nouvel outil de communication : la "fiche navette" qui permet de prévenir en amont de chaque micro intervention. Ces complications successives prennent de l'énergie qui ne peut être consacrée au projet. Les résidents ne comprennent pas toujours pourquoi ils sont si exposés. Nous leur demandons de plus se positionner pour pouvoir mieux argumenter mais sans le vouloir on rajoute de la pression. On a du mal à faire groupe... Bref, c'est compliqué. On en a conscience mais les incompréhensions et conflits sont sous-jacents. On sait que dans quelques mois, tout cela sera déjà oublié, puisque le récit se réécrira en repositivant toutes ces galères et prises de têtes.... En attendant si vous avez des solutions ?

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